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Les bains publics. Chez nous, c'est une pratique fort peu courante, mais au Japon, beaucoup y vont.
Par deux fois sur 5 semaines, j'aurais eu l'occasion de m'y rendre avec ma famille... Petit compte rendu de ces deux expériences. (Desquelles je n'ai bien sûr rapporté aucune photo, vous m'en voyez désolée, pervers!)
Déjà à l'entrée, Japon oblige, on se sépare de nos chaussures pour les laisser dans un casier. Et on reçoit notre ticket de bain en échange de notre clé casier-chaussures.
Femmes et hommes séparés, seuls les petits garçons limite encore bébés peuvent accompagner leur Maman. Là, c'est comme à la piscine : on se déshabille, on met nos affaires dans un casier...
Sauf qu'on reste nus, bien sûr. Réflexe. Pour eux, c'est naturel et ils se trimballent tous nichons-pubis à l'air, mais moi, pauvre petite européenne timide et pudique, c'est avec joie que j'accepte la minuscule serviette (long rectangle tout juste assez large pour cacher la poitrine et descendre jusqu'à l'entre-jambe) et la place sitôt devant mes parties intimes.
Pour les premiers bains où je me suis rendue, on se douche à l'eau froide à l'entrée, ensuite, on sort et on se plonge dans l'eau bouillante, se présentant un peu comme une marre entourée de gros rochers. Ma famille est allée se mettre dans une petite bassine à part, encore plus chaude que l'eau que nous venions de quitter. C'est trop chaud, mais après un temps à moitié hors de l'eau, on a du coup trop froid. Dilemme...
Après avoir barboté un temps, on va se laver. Le long d'un petit rebord collé contre un mur, des douches accrochées chacunes à un robinet, avec un bassin devant chaque et d'un petit tabouret pour poser ses fesses. On se savonne, on se rince soit avec la douche soit en remplissant le bassin qu'on déverse ensuite sur nous, on se shampooine. Après, on va rebarboter un peu dans l'eau, tout en discutant naturellement, et puis on sort, on s'essuie, on se rhabille.
Pour les seconds bains où je me suis rendue, on s'est directement lavées. Système à peu près pareil. Ensuite, on va faire trempette à l'extérieur dans une bassine d'eau chaude... Et même bouillante: le thermomètre indiquait 40 degrés, et mes jambes décorées de piqûres de moustiques et autres croûtes dues aux grattages intensifs ont souffert en se plongeant là-dedans - et ma famille rigolait me voyant grimacer (de douleur). Ma mère et ma soeur ont disparu je ne sais où tandis que je suis allée au bain bulles avec ma grand-mère, ensuite même comédie : on s'essuye on se rhabille.
Vous me prendrez sans doute pour une perverse, mais dans les deux cas, je n'ai pu m'empêcher d'admirer (discrètement) la nudité japonaise... Une minceur très particulière et non moins jolie, des têtons bien bruns qui pointent tous (et parfois même de façon ahurissante, y'en a une on aurait dit des pis de vache limite.), des poils pubiens beaucoup plus touffus et drus que les nôtres... Tous ceux qui ont déjà regardé le film "Babel" doivent savoir de quoi je parle. Moi, j'aime l'anatomie asiatique, et si j'avais été un homme, j'aurais aimé en avoir une comme petite amie. À noter que même les dames plus âgées conservent un corps correct et esthétique (quoique, ça dépend lesquelles), toujours dans cette maigreur japonaise si particulière.
En tout cas, tout ce qu'on peut dire, c'est que je faisais pâle figure à côté, avec mon corps d'occidentale, ma peau plus blanche que leur riz, mes petits nichons tout roses et pâles de gamine et mon entre-jambe semi-rasé aux poils qui crolent (de rien pour ces charmants détails!). J'me sentais pas vraiment à l'aise, c'est con. (D'autant que niveau taille de nichons, j'suis aussi plate que les asiat's.)
Bref bref, instant pervers terminé. N'empêche promis, si un jour vous allez aux bains publics japonais, vous ne pourrez vous empêcher de mater bien malgré vous!
Et les bains se terminent par un souper sur place, dans le cas où l'on n'a pas déjà mangé avant. La commande se fait via une machine, on sélectionne nos menus, on reçoit un papier avec un numéro, et quand on appelle notre numéro au comptoir, on va chercher notre plateau.
[Et pour l'anecdote: c'est aux bains publics que j'ai vécu ma plus grande honte, enfin, un truc qui m'a mise mal à l'aise. Mon oncle m'avait offert une glace, je rejoins mon petit frère pour lui donner le ticket, il donne le ticket à la dame. Pour une raison que j'ignore, la dame déplace le ticket et le met avec celui d'un autre gamin. Le gamin se retrouve avec une glace à la vanille, et moi la mienne n'arrive pas... Du coup, mon oncle va au comptoir demander pourquoi y'a pas ma glace, la dame dit que y'avait pas de glace dans la commande, moi j'essaye d'expliquer que mon frangin a donné le ticket, que la dame l'a déplacé, que c'est sans doute l'autre gamin qui a eu ma glace. La dame, incrédule face à mon accusation, me regarde, tandis que mon oncle s'excite.
Au final j'l'ai eue ma glace, mais j'me sentais mal quand même, genre la gaijin qui sait même pas parler japonais et qui se permet d'accuser une dame d'avoir commis une erreur alors que personne d'autre ne l'a vu... Hu. (Et c'est là aussi qu'on voit combien certains japonais tiennent à leur argent : jamais je n'ai vu mon oncle aussi excité. Et pour un qui ne me comprend jamais quand je communique en anglais, là, étonnament, il m'a très bien comprise pour une fois... N'empêche, quelle histoire pour une malheureuse glace, hum.)]
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